Lette N° 6
Lettre du 19/02/1932 Marguerite Merle à Tante Jeanne
Ma bien chère Jeanne
Comment m'excuser de ne pas encore t'avoir répondu
à tes très bons souhaits tus dosi sûrement penser
que je suis fâchée ou que je t'oublie. Je suis tout
simplement paresseuse pour écrire, j'ai bien eu du travail
pour ces fêtes et à présent j'arrive de la noce
de Marie Grillot c'était jeudi dernier, elle a tout de
même oublié son Joseph pour se marier avec un garde
républicain qui est de Voiteur si bien que la voila parisienne
elle doit repartir Jeudi je me suis bien amusé tu sais j'avais
un beau vieux garçon comme cavalier mais très gentil et
toi ma chère Jeanne ne va tu pas te décider un jour et
venir faire ton voyage de noce dans le Jura. Dans 15 jours je
retourne encore à Cramans au plus jeune de mes cousins vois-tu
que je m'en paye ma santé ne va pas trop mal pour le moment et
j'en suis bien aise mon petit commerce va aussi très bien et
cela me plait beaucoup Papa se porte bien mieux que l'année
dernière il ne s'est pas encore arrêté
espérons que ça continuera
Ton papa m'a écrit une petite carte pour le jour de l'an
cela m'a bien fait plaisir, Juliette a un garçon comme ils
doivent être content. Et Nenette doit joliment être
grande à présent et aider sa maman
Et toi tu es toujours bien contente de ton m étier tu dois
a présent savoir tout préparer as-tu toujours des
nouvelles de Mr Besson, je suis allée la voir il n'y a pas
très longtemps j'étais joliment contente tu sais et
elle aussi pauvre femme depuis le temps qu'elle souffre je voudrais
bien qu'elle aille aussi bien que moi, je retournerai un de ces
jours.
Mme Clerc est bien malade elle est enceinte et fait que de vomir
Mr Tufroid est déjà venu 2 fois pourvu que ça
aille bien tu sais sans doute que Edmée et Julienne ont
chacune une petite fille qui ont déjà trois mois Marthe
Blondet aussi de ces jours Leroy également Marie Girod, Marie
qui chante crois tu qu'il y en a des nouveaux nés
Ecris moi ma chère Jeanne mais une grande lettre où
tu me netterras beaucoup de détails as-tu des nouvelles de tes
cousins Francis et ta tante Marguerite se plaît-elle bien
à Paris la petite de Lons doit bien aller j'espère
En attendant le plaisir de recevoir de tes bonnes nouvelles mes
parents se joignent à moi pour bien t'embrasser et s'il est
encore temps t'offrir nos vœux et souhaits les plus sincères
bonne santé
Marguerite Merle